Résidence collective ouverte sur un jardin planté et arrosé.

BÂTIMENT

Concevoir des bâtiments sobres en eau, de l’idée à l’exploitation

Dans le contexte climatique et réglementaire actuel, l’eau est devenue un enjeu central pour la ville durable. Face à des étés qui se réchauffent, le parc immobilier est en première ligne : végétaliser et créer des îlots de fraîcheur suppose d’arroser, donc de disposer d’une ressource qui n’est pas prélevée sur l’eau potable : les eaux grises du bâtiment — douches, bains, lavabos — traitées et réutilisées sur place. E-H2O accompagne promoteurs, architectes et bailleurs sociaux dans la création d’opérations sobres en eau, circulaires et résilientes, par des solutions techniquement éprouvées et réglementairement maîtrisées.

NOS ATOUTS

Expertise

Procédé, dimensionnement, exploitation

Maîtrise réglementaire

EICH, déclaration, carnet sanitaire

Réseaux

Associations, pôles

& entreprises

Rue plantée et promenade ombragée en cœur urbain.

L’EAU DANS LE LOGEMENT

60 à 80 litres par jour et par habitant

de gisement d’eaux grises collectables en logement collectif — douches, bains, lavabos et lave-linge — sur une consommation domestique moyenne de 148 L/j/hab.

Répartition des usages domestiques : CIEAU.

CADRE RÉGLEMENTAIRE

Les usages concernés

Quatre usages sont ouverts aujourd’hui : chasses d’eau de WC, arrosage des espaces verts du bâtiment, nettoyage des surfaces extérieures et fontaines décoratives non potables, chacun avec son niveau de qualité requis, A ou A+. L’arrêté du 29 juillet 2026 y ajoute, à titre expérimental, le lavage du linge, le lavage des sols intérieurs et l’arrosage des jardins potagers. Chaque installation relève alors d’une autorisation préfectorale, délivrée pour cinq ans au plus. De plus, ce dernier texte permet de mutualiser la collecte et les usages entre bâtiments d’un même ensemble foncier — pour les habitations collectives, à partir de onze habitations.

Deux usages portent l’essentiel de l’intérêt pour un parc résidentiel. Les chasses d’eau représentent 30 litres par jour et par habitant, soit 20 % de la consommation domestique : une eau potable traitée aux normes alimentaires, utilisée pour évacuer des excrétas. L’arrosage, lui, conditionne la lutte contre les îlots de chaleur — bitume et béton stockent la chaleur et empêchent la ville de se refroidir la nuit, quand l’ombrage et l’évapotranspiration des arbres rafraîchissent l’air de plusieurs degrés. Irriguer aux eaux grises traitées permet de désimperméabiliser et de planter sans puiser dans les ressources naturelles.

Nous intégrons ce corpus en amont de la conception et assurons le dialogue avec les autorités — ARS, DREAL, préfectures — dont nous sommes des interlocuteurs réguliers. Un immeuble livré aujourd’hui sera encore debout en 2080 : les espaces techniques se réservent dès l’esquisse.

Réutilisation des eaux grises en logement collectif : un régime déclaratif depuis juillet 2024

Le décret n° 2024-796 et l’arrêté du 12 juillet 2024 ont levé un verrou majeur : l’utilisation d’eaux grises dans un bâtiment ne relevait jusque-là que de la dérogation préfectorale, accordée au cas par cas. Le cadre EICH est désormais opérationnel pour les usages domestiques, sur simple déclaration et sans autorisation préfectorale hors établissements sensibles. Les exigences portent bien au-delà du traitement : double réseau séparatif identifié, absence de voisinage EICH / eau potable au même point de soutirage, appoint par surverse totale, système réversible et désactivable, temps de séjour maîtrisés, carnet sanitaire et fiche de conformité établie par un professionnel.

Nous sécurisons ces projets, du dimensionnement au carnet sanitaire.

Fontaine décorative alimentée en eau non potable.

Nos études types

  • Étude de faisabilité eaux grises en neuf et réhabilitation
  • Bilan hydraulique et dimensionnement de filière
  • Contribution aux CCTP et consultation des fournisseurs
  • Déclaration EICH en logement collectif
  • Assistance à maîtrise d’ouvrage et suivi de mise en service
  • Dossier de subventions
Trottoir végétalisé procurant de l’ombre en été.

Ce que vous gagnez

  • Une ressource maîtrisée qui n’est pas prélevée sur l’eau potable.
  • Un dossier de déclaration recevable du premier coup.
  • Des espaces techniques réservés au bon moment.
  • Un exploitant qui sait tenir ses coûts et son carnet sanitaire.