Camping arboré en bord de rivière, vu du ciel, avec son espace aquatique.

ÉTABLISSEMENT TOURISTIQUE

Sécuriser la ressource en eau d’un site touristique, de l’opportunité à l’exploitation

Chaque été, la pleine saison coïncide avec le pic de tension sur la ressource. En août 2026, plus de 90 départements appliquaient un arrêté de restriction, dont 72 comportaient des secteurs classés en crise. C’est au moment où le site accueille le plus de clients, arrose le plus et sollicite le plus son assainissement que l’arrosage des espaces verts est interdit et le remplissage des bassins encadré. E-H2O accompagne les exploitants avec une promesse mesurable : des filières dimensionnées sur le besoin réel d’arrosage, conformes au cadre sanitaire, chiffrées en investissement comme en exploitation.

Situation des restrictions : VigiEau, août 2026.

NOS ATOUTS

Expertise

Procédé, dimensionnement

& exploitation

Maîtrise réglementaire

EICH, déclaration, carnet sanitaire

Réseaux

Associations, pôles

& entreprises

Toboggan aquatique en fonctionnement dans un parc de loisirs.

L’EAU EN ÉTABLISSEMENT TOURISTIQUE

183 litres par nuitée

en hôtellerie de plein air, et jusqu’à 439 litres en village vacances ou résidence avec espace aquatique. Environ 70 % vont aux sanitaires et aux douches ; les douches et les lavabos constituent à eux seuls un gisement d’eaux grises mobilisable sur site. Environ la moitié des campings français disposaient d’une piscine en 2021 ; le cas échéant, les espaces aquatiques pèsent 25 % des prélèvements de l’établissement.

Données Direction générale des entreprises. Une nuitée en ville représente 132 litres.

LES ENJEUX

Les enjeux d’un site touristique

La contrainte n’est plus seulement saisonnière. Le Plan Eau fixe depuis 2023 un objectif de réduction de 10 % des prélèvements d’ici 2030, décliné filière par filière : en avril 2025, dix fédérations professionnelles du tourisme ont signé avec l’État leurs plans de sobriété hydrique. À cette trajectoire de fond s’ajoutent trois pressions immédiates. La ressource d’abord : les restrictions s’appliquent quelle que soit l’origine de l’eau — réseau, puits privé ou pompage — et l’arrosage des espaces verts est interdit dès le niveau d’alerte renforcée. La qualité de l’accueil ensuite : espaces verts grillés, ombrage perdu, bassins à l’arrêt, alors que la fraîcheur est devenue un critère de choix pour la clientèle. L’assainissement enfin : en pointe, les volumes rejetés dépassent fréquemment la capacité nominale de la station, avec un risque de déversement non traité.

Réutiliser les eaux grises et les eaux de contre-lavage de filtres répond aux trois pressions d’un même mouvement : une ressource d’arrosage produite sur site, une charge retirée de la station d’épuration — qui peut éviter un investissement de mise à niveau —, et un argument de différenciation lisible pour un établissement écolabellisé. Lorsque l’eau réutilisée provient de la station d’épuration du site et qu’elle irrigue des parcelles agricoles, le projet relève de l’arrêté du 18 décembre 2023 : autorisation préfectorale, suivi analytique renforcé, mais aussi une approche par barrières permettant de viser des critères de qualité moins exigeants selon le mode d’irrigation. Nous instruisons cet arbitrage dès l’étude d’opportunité et assurons le dialogue avec les autorités — ARS, DDT(M), préfectures.

Plan Eau, mars 2023 ; plans de sobriété hydrique de la filière touristique, avril 2025.

Eaux grises et rejets de piscine : trois régimes à articuler dès l’origine du projet

Le décret n° 2024-796 et l’arrêté du 12 juillet 2024 autorisent l’utilisation des eaux grises et des eaux issues des piscines à usage collectif pour l’évacuation des excrétas, les fontaines décoratives, le nettoyage des surfaces extérieures et l’arrosage des espaces verts à l’échelle du bâtiment, sur déclaration au préfet avant la première mise en service. Deux niveaux de qualité s’appliquent selon l’usage : A+ pour les fontaines et l’évacuation des excrétas, A pour le nettoyage et l’arrosage. La déclaration devient une autorisation dès lors que l’établissement reçoit du public sensible.

Depuis l’arrêté du 29 juillet 2026, la blanchisserie entre dans le champ : les eaux grises des douches peuvent alimenter le lavage du linge, en qualité A+. Les eaux de piscines à usage collectif deviennent valorisables pour le lavage des sols intérieurs, y compris hors de l’enceinte de l’établissement producteur. Les complexes hôteliers sont nommément visés parmi les ensembles autorisés à mutualiser collecte et usages entre bâtiments — un levier direct pour les résidences multi-bâtiments. Le régime est expérimental : autorisation préfectorale, cinq ans au plus.

Nous conduisons ces projets, du gisement quantifié au dossier déposé.

Reliefs de montagne estompés dans la brume au lever du jour.

Nos études types

  • Étude d’opportunité de réutilisation d’eaux
  • Étude de faisabilité et prédimensionnement de filière
  • Estimation des coûts d’investissement et d’exploitation
  • Déclaration EICH et dossier d’autorisation préfectorale
  • Assistance à maîtrise d’ouvrage et suivi de mise en service
  • Dossier de subventions
Surface d’une étendue d’eau turquoise ridée par le vent.

Ce que vous gagnez

  • Une ressource d’arrosage produite sur site, indépendante du prélèvement dans le milieu.
  • Une charge retirée de la station d’épuration, et parfois un investissement de mise à niveau évité.
  • Un dossier instruit avant la saison plutôt que pendant.
  • Une trajectoire de sobriété engagée avant qu’elle ne s’impose, alignée sur les plans signés par la filière.
  • Un argument de différenciation lisible pour un établissement écolabellisé.